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7 illustres femmes marcheuses

· Portraits de femmes

La marche évoque souvent de grands noms d’hommes, comme celui de l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson (1850 – 1894), auteur de Voyage avec un âne dans les Cévennes, mais également Nicolas Bouvier (1929 – 1998) et plus récemment Sylvain Tesson (né en 1972) qui ont marché jusqu’en Asie, ou encore Mike Horn (né en 1966) avec ses expéditions polaires. 

Cependant, cette discipline n’est pas réservée aux hommes ! D’illustres femmes se sont aussi engagées sur les chemins et ont trouvé l’inspiration dans la marche pour écrire. Ces femmes hors du commun ont, pour certaines, enfreint les codes de leur époque pour entreprendre leurs aventures.

Les femmes de lettres 

Elles voient d’abord dans la marche un moment d’errance de l’âme et tirent de leurs expériences des écrits inspirants qui encouragent à marcher pour se ressourcer. 

L’une des plus grandes figures féminines de la littérature française, George Sand (1804-1876), était une femme engagée, mais aussi une marcheuse. Si ses récits de voyages sont moins connus que ses romans, George Sand a inspiré Stevenson en entreprenant un périple de trois ans entre la France, la Suisse et l’Italie. Lettres d’un voyageur (1837), retranscription des récits qu’elle envoyait à ses proches, est un parfait exemple des bienfaits du voyage. 

" Ne lis jamais mes lettres avec l'intention d'y apprendre la moindre chose sur les objets extérieurs : je vois tout au travers de mes impressions personnelles." écrit George Sand.

George Sand photographiée par Nadar en 1864

Bien que Virginia Woolf (1882-1941) ne soit pas une grande marcheuse, l’âme de la protagoniste de son roman le plus connu, Mrs Dalloway (1925), est indissociable de son errance dans les rues de Londres. C’est une vision moins exotique, moins sportive de la marche que décrit l’auteur, mais la marche urbaine est celle que l’on connait et que l’on pratique le plus au quotidien. 

Virginia Woolf en 1927

Philosophe, professeure, helléniste française, Jacqueline de Romilly (1913-2010) n’a pas passé sa vie derrière un bureau. La marche était pour elle non seulement un moyen de se ressourcer mais aussi une inspiration. De ses promenades en Provence, elle en tire un livre Sur les chemins de Sainte-Victoire (1987) dans lequel elle invite le lecteur à la suivre et à découvrir à la fois les paysages et les plaisirs de la marche. 

"Les chemins de Sainte-Victoire me purifient comme un prière [….] que l’on me pardonne ces extases solitaires." - Jacqueline de Romilly

Les aventurières 

Pour ces femmes, la marche est une aventure, un défi physique, un dépassement de soi. Quand elles racontent leurs aventures, bien qu’elles en mentionnent la difficulté, ce sont surtout les expériences hors du commun que l’on retient. 

Sarah Marquis (née en 1972) a été désignée « Aventurière de l’année » en 2014 par le magazine National Geographic. Après avoir essayé le cheval et le canoë, c’est en marchant qu’elle réalise des exploits. À travers le monde entier, l’aventurière explore des montagnes et des déserts puis raconte dans ses livres ses découvertes et observations. En 2018, elle tente seule la traversée à pieds de la forêt primitive de la Tasmanie, une zone sauvage et encore inexplorée ; cette aventure lui coûte presque la vie. 

Sarah Marquis en 2009 par liftconferencephotos, Wikimedia Commons CC-SA-2.0

Priscilla Telmon (née en 1975) est une marcheuse engagée dans la protection de l’environnement. Elle a effectué de nombreuses expéditions, principalement en Asie. Inspirée par d’autres grands marcheurs, elle a fait plusieurs de ses voyages avec Sylvain Tesson et a suivi les pas d’Alexandra David Néel au Tibet. Le documentaire Voyage au Tibet interdit (2004), qu’elle réalise à partir de cette dernière expérience, retrace ses 5 000 km de marche, les joies et les déceptions vécues sur le chemin. 

Moins connue, Cheryl Strayed (née en 1968), n’est pas une aventurière comme les autres. C’est sur un coup de tête qu’elle décide de partir marcher sur le Pacific Crest Trail, randonnée de la côte ouest des États Unis qui relie le Mexique au Canada. Sa marche est thérapeutique, elle s’engage sur les chemins pour se remettre de la mort de sa mère et d’une rupture. Malgré son manque de préparation, c’est une réussite. Elle sort en 2012 le livre Wild dans lequel elle raconte son voyage. Celui-ci rencontre un immense succès et est même adapté au cinéma. Son personnage est interprété par la célèbre Reese Witherspoon. 

Peut-on être à la fois une femme de lettre et une aventurière au début du siècle dernier ? Alexandra David-Néel a cassé les codes de son époque et prouvé que c’était possible en voyageant pendant quatorze ans pour rejoindre Lhassa, au Tibet. 

Alexandra David-Neel en 1933, Preus Museum, Wikimedia Commons CC-SA-2.0

Ces femmes admirables sont inspirantes et montrent à quel point la marche est une pratique bénéfique pour le corps et l’esprit.

La première édition de la Malle d’Aventure, sortie en décembre 2020, s’intéresse à l’écrivain-marcheur Robert Louis Stevenson, à la région des Cévennes et à la marche. La deuxième édition, publiée à l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes, met à l’honneur des femmes inspirantes en retraçant le parcours hors du commun d’Olympe de Gouges et d’autres personnalités inspirantes qui se sont illustrées par leur éloquence. 

Retrouvez la Malle d’Aventure sur Internet et sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram. 

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