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Top 10 de nos séries féministes préférées

par Lucille Clair, rédactrice pour Feminists in the City

· Pop culture

Aujourd’hui, le succès des séries n’est plus à discuter. C’est une manière ludique de se divertir, mais également de faire passer des messages. Alors si, comme nous, vous êtes du genre à dévorer des séries, nous avons trouvé la solution pour que vous enrichissiez votre culture féministe tout en passant un bon moment.

Après avoir partagé notre top 10 des musiques, des livres et des podcasts féministes, voici le Top 10 Feminists in the City des séries féministes à (re)voir pendant et après le confinement !

1. Good Girls

Good girls, la série réalisée par Jenna Barns, nous plonge dans la vie de trois femmes, Beth, Annie et Ruby, qui sont également mères de famille. Chacune est en quête d'argent, Beth pour réparer la mauvaise gestion financière de son mari infidèle, Annie pour les dépenses liées à sa défense pour la garde de sa fille et Ruby pour pouvoir payer les soins médicaux de sa fille, qui a besoin d'une greffe. Elles décident alors de braquer un supermarché, mais finissent par s'emparer d'une grande quantité d'argent appartenant à un gang - qui les impliquera bientôt dans ses activités.

Cette série est une histoire de sororité, d'une amitié entre des femmes qui se soutiennent face aux épreuves. Avec beaucoup d'humour, elle introduit des personnages qui défient les normes et les stéréotypes - une femme au foyer qui se retrouve à la tête d'un gang tout en préparant de parfaites lunch boxes à ses quatre enfants, une mère célibataire qui élève seule un adolescent transgenre - et nous fait réfléchir aux inégalités dans la société américaine.

2. The L World

The L Word, série culte d'Ilene Chalken est une petite révolution pour les femmes lesbiennes, bisexuelles et pour les personnes transgenres en termes de représentation… C’est une des premières séries (elle a débuté en 2004) dont les personnages principaux appartiennent à la communauté LGBTQIA+, dont la sexualité est ouvertement affichée et surtout qui leur donne une image positive. Si, à l'occasion de ses dernières saisons, la série a été critiquée pour son manque de diversité, elle permis et permet encore à de nombreuses personnes de s’identifier aux personnages.

3. Dear White People

Dans « Dear White People », créée par Justin Simien, et basé sur un film éponyme, on est plongé·e·s dans le quotidien de plusieurs étudiants noirs dans un prestigieux campus universitaire américain. Ces étudiants font face à des tensions, des discriminations et à une constante remise en question de leur identité, qui va les pousser à agir.

On y retrouve deux personnages féminins intéressants qui se battent contre les préjugés et l’injustice chacune à leur manière. La première, Sam, dénonce ouvertement le racisme et veut faire bouger les choses de manière collective. Elle a une grande profondeur de réflexion qui lui permet d'analyser ses propres expériences d'un point de vue intersectionnel, c'est-à-dire en prenant en compte à la fois le racisme et le sexisme qu'elle subit au jour le jour. La seconde, Coco, veut casser les codes mais individuellement. Cette série nous plait car elle offre un espace de parole sur plusieurs sujets liés au féminisme, et nous invite à analyser la société à travers le prisme de l'intersectionnalité.

4. Weeds

Comment concilier une vie de femme, mère célibataire de deux enfants et trafic intensif de drogue ? C’est tout l’intérêt de Weeds, par la même réalisatrice que « Orange is the new black », Jenji Kohan. Nancy, la protagoniste, est une femme libre et une entrepreneuse de talent qui décide de commercialiser sa propre marque de marijuana « MILF », après la mort de son mari. Elle se retrouve bientôt à la tête d'un cartel international et doit se battre pour se faire respecter dans ce milieu, très largement dominé par les hommes. Tout comme Good Girls, cette série introduit un personnage féminin qui, après s'être, pendant des années, conformé aux attentes de la société patriarcale,  sort des sentiers battus afin de conserver sa place dans une société particulièrement inégalitaire.

5. Workin' Moms

On suit les aventures de quatre femmes, Kate, Anne, Frankie et Jenny, qui arrivent à la fin de leur congé maternité et essayent de concilier parentalité, relations amoureuses et travail. Elles se retrouvent régulièrement dans un groupe de parole où elles viennent échanger sur leurs expériences, ce qui amène à des confessions très humaines et parfois hilarantes.

L’objectif de Catherine Reitman, qui interprète Kate dans la série, est de décomplexer les femmes et de montrer les réelles difficultés de la maternité. Avec beaucoup d'humour, et des personnages auxquels on peut facilement s'identifier, cette série montre une réalité habituellement occultée : la société impose aux femmes d'être à la fois femme, maman et working mum, une multitude de rôles simultanés avec lesquels il y est difficile de jongler!

6. The Handmaid's Tale

Dans un futur proche, la pollution et les maladies sexuellement transmissibles ont entrainé une baisse de la fécondité. La série de Bruce Miller, adaptation et prolongation du roman éponyme de Margaret Atwood sorti en 1985, se déroule aux États-Unis dans un contexte totalitaire et dystopique, dominé par la religion. Pendant que les hommes occupent des positions de pouvoir, les femmes, elles, sont catégorisées et habillées en fonction de leur classe : les Épouses, en bleu, sont mariées aux dirigeants, les Marthas, en gris, entretiennent la maison et s'occupent de la cuisine et enfin les Servantes écarlates, en rouge, les seules femmes qui ne sont pas stériles, assurent la reproduction de l'espèce humaine.

Bien qu’elle soit catégorisée comme fiction, cette série dystopique s’inspire pourtant - tristement - d’événements bien réels, comme par exemple la mise en place d'un système de gestation pour autrui dans l’Allemagne nazie. Le costume rouge à coiffe blanche de la série s’invite aujourd’hui comme symbole dans des manifestations, dans des pays où le droit à l’avortement n'est pas acquis ou est menacé.

7. Las Chicas del Cable

En 1928, un événement pousse des centaines de femmes des provinces espagnoles à rejoindre Madrid: l’ouverture de la première compagnie de téléphone du pays qui engage des opératrices pour relier les communications.